L’indignation sélective du mouvement écologiste face aux espèces menacées
Comme on pouvait s’y attendre, la réaction des militants face à la nouvelle interprétation de la loi américaine sur les espèces menacées a été extrême. Mais où était l’indignation lorsque l’administration Biden a autorisé le massacre de pygargues à tête blanche et de baleines pour ériger ses éoliennes, politiquement privilégiées ?
Le président Donald Trump a annoncé sur Truth Social que son administration avait rétabli la loi sur les espèces menacées (ESA) « telle qu’elle avait été conçue », invoquant l’interprétation de la loi par le regretté juge de la Cour suprême Antonin Scalia et déclenchant les larmes de crocodile des militants anti-développement.
L’administration estime que les autorités de réglementation, favorables à un élargissement du champ d’application de la loi, l’ont transformée en un obstacle automatique à l’activité humaine plutôt qu’en une protection ciblée des espèces menacées. En 2012, le juge Scalia a qualifié l’élargissement de la portée de la loi par les régulateurs, qui est passée de la prévention de blessures infligées aux animaux à la protection de leur habitat, «d’interprétation désastreuse » de l’intention du Congrès. Il a rejeté l’idée que toute modification de l’écosystème doive être automatiquement considérée comme un « préjudice » prohibé.
Sans surprise, la réaction des militants a été extrême. La décision de l’administration « anéantit les protections de la faune sauvage menacée », a déclaré le Center for Biological Diversity. L’avocate d’Earthjustice, Kristen Boyles, a affirmé : « Cette attaque généralisée contre la faune sauvage en voie de disparition est contraire aux valeurs américaines. »
Mais où était cette indignation lorsque l’administration Biden a autorisé le massacre de pygargues à tête blanche et de baleines pour ériger ses éoliennes, alors politiquement privilégiées ? Nombre de ces mêmes personnes ont passé des années à promouvoir de grands projets d’énergie « verte » qui ont nui aux oiseaux, aux chauves-souris, aux mammifères marins et aux habitats fragiles.
Autorisations d’abattage
Le Service américain de la pêche et de la faune sauvage délivre des permis de capture accidentelle autorisant les exploitants à blesser ou tuer des aigles, considérant cela comme un coût d’exploitation des éoliennes. Une réglementation de 2024 est allée plus loin en créant des permis généraux simplifiés permettant aux projets admissibles de s’enregistrer pour bénéficier de cette couverture, plutôt que de faire l’objet d’un examen au cas par cas.
Les biologistes ont alerté sur le fait que la mortalité des aigles royaux à proximité des parcs éoliens est un phénomène répandu et largement sous-estimé. Les autorités californiennes s’efforcent désormais de les protéger de ces mêmes machines dont l’État a subventionnées la construction.
La presse a largement détourné le regard. Les médias traditionnels accordent aux turbines une immunité totale en matière de mortalité aviaire par les éoliennes qui, s’ils étaient imputables à une raffinerie, feraient la une des journaux. Le carnage ne se limite pas aux aigles. Des études montrent comment la faune sauvage paie le prix de cette énergie dite propre sur trois continents. Dans mon propre pays, l’Inde, les lignes de transport d’électricité et les parcs éoliens menacent de faire disparaître la grande outarde indienne.
Les baleines que personne ne déplore
En mer, la situation s’empire. Les autorités fédérales ont accordé des autorisations de harcèlement permettant aux promoteurs de perturber, voire de tuer, des baleines lors de levés sismiques et l’enfoncement de pieux pour des projets éoliens offshore le long de la côte atlantique.
Des recherches ont soulevé des inquiétudes quant à un lien possible entre ces perturbations acoustiques et les blessures et décès de baleines. Lorsque l’administration a ordonné un examen des pratiques fédérales d’octroi de permis et de concessions pour l’éolien en mer, les mêmes militants qui déploraient la révision de l’ESA ont qualifié cette suspension d’atteinte à la planète.
La population de baleines franches de l’Atlantique Nord a chuté à quelques centaines d’individus. Des baleines à bosse mortes se sont échouées sur les côtes du New Jersey et de New York au cours des années de recensement, et les groupes qui auraient intenté des actions en justice d’urgence suite à une simple marée noire ont expliqué pourquoi aucun lien n’avait été établi.
Il n’est pas nécessaire de s’opposer à l’éolien en mer pour reconnaître que la faune marine mérite la même attention, quelle que soit la source d’énergie utilisée. Ce même biais se retrouve sur terre avec les centrales solaires à grande échelle. Ces installations nécessitent de vastes étendues d’espaces ouverts. Ces projets bénéficient souvent d’un soutien enthousiaste car elles servent des intérêts politiques.
Dans tout l’État de New York, des habitants s’opposent à 18 projets de centrales solaires qui recouvriraient des zones protégées et des terres agricoles, décimeraient la faune sauvage et qui ne produiraient qu’une faible quantité d’électricité en retour. Il s’agit d’agriculteurs et de chasseurs qui exploitent eux-mêmes ces habitats. Des militants écologistes de carrière ont pris parti pour l’énergie solaire.
Le signe révélateur
Un mouvement sincère aurait combattu avec la plus grande fermeté là où les abattages étaient autorisés, mesurés et continus. Il aurait exigé que chaque turbine ou panneau solaire soit soumis au même contrôle que les compresseurs de gaz naturel. Il aurait traité un permis de chasse à l’aigle valable 30 ans comme le scandale qu’il est manifestement.
Au lieu de cela, les militants ont pris parti en fonction du type d’énergie. La mort de la faune sauvage causée par les hydrocarbures était une aberration morale. Les morts identiques provoquées par l’éolien et le solaire subventionnés sont devenues un compromis acceptable, un coût de transition, une simple note de bas de page dans le cadre de la « sauvegarde de la planète ». Il s’agit là d’un programme politique qui se couvre de la protection de l’environnement comme costume.
Traduction : Eric Vieira
Ce commentaire a été initialement publié sur American Greatness le 22 août 2026.

Vijay Jayaraj
Vijay Jayaraj est chercheur associé à la CO₂ Coalition, à Fairfax, en Virginie. Il est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’environnement de l’Université d’East Anglia et d’un diplôme d’études supérieures en gestion de l’énergie de l’Université Robert Gordon, toutes deux situées au Royaume-Uni, ainsi qu’une licence en ingénierie de l’Université Anna, en Inde. Il a également été chercheur associé au sein de l’Unité de Recherche sur les Océans en Mutation de l’Université de Colombie-Britannique, au Canada.
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Voorbeeld: However, some people are so concerned about the ways to push climate change and CO₂ reduction that they are going out of their minds, according to Lindzen. “They’re showing this temperature graph. And I think they’re realizing people are saying, you know, you draw it like this (going sharply up – HS), but this is one degree. That’s not much. And they’re worried: this is not getting people worried enough. So they’re saying: well, showing them a flood, showing them a storm, that would be visually convincing,” he says. And as it happens, there are always places on Earth that suffer from extreme weather in a way that occurs only once in a hundred years. “And people don’t figure it out that a once in a hundred years event is occurring some place on Earth every month, or five places every month. You have a picture of that. You now put that on television and you can associate ‘climate change’ with something dramatic,” Lindzen says. “The fact that they had to go to that to convince people suggests it was a fake issue because they’re clearly using something that would be normally called false advertising,” he adds.
Voorbeeldtekst: However, some people are so concerned about the ways to push climate change and CO₂ reduction that they are going out of their minds, according to Lindzen. “They’re showing this temperature graph. And I think they’re realizing people are saying, you know, you draw it like this (going sharply up – HS), but this is one degree. That’s not much. And they’re worried: this is not getting people worried enough. So they’re saying: well, showing them a flood, showing them a storm, that would be visually convincing,” he says. And as it happens, there are always places on Earth that suffer from extreme weather in a way that occurs only once in a hundred years. “And people don’t figure it out that a once in a hundred years event is occurring some place on Earth every month, or five places every month. You have a picture of that. You now put that on television and you can associate ‘climate change’ with something dramatic,” Lindzen says. “The fact that they had to go to that to convince people suggests it was a fake issue because they’re clearly using something that would be normally called false advertising,” he adds.
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