Professeur Seok Soon Park : Les modèles climatiques sont des machines à semer la peur
Lors d’une conférence à Oslo le 30 juin 2026, le professeur Seok Soon Park, éminent scientifique environnemental sud-coréen et ambassadeur de Clintel pour la Corée du Sud, a présenté une critique approfondie des modèles climatiques utilisés par le GIEC. Fort de plusieurs décennies d’expérience en modélisation environnementale, il a soutenu que ces modèles présentent des limites scientifiques fondamentales et fonctionnent davantage comme des « machines à semer la peur » que comme outils fiables de prévision du climat futur.
Le professeur Seok Soon Park et le Dr John Clauser, lauréat du prix Nobel de physique,
à El Paso, Texas, États-Unis, en juillet 2024. Tous deux sont ambassadeurs de Clintel.
Prof. Dr Seok Soon Park
Date: 22 juillet 2026
Dans cette conférence, le professeur Seok Soon Park a présenté une analyse critique de la structure et des limites des modèles climatiques utilisés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), du point de vue d’un expert en modélisation environnementale. Dans le résumé de la conférence, distribué à l’avance, il a présenté son parcours de recherche comme suit :
« Depuis mes études supérieures dans les années 1980, j’ai consacré ma carrière universitaire au développement de modèles informatiques pour la quantification de phénomènes naturels complexes. Mes recherches ont porté sur les équations différentielles, l’analyse numérique, la programmation informatique, la visualisation graphique, ainsi que le calibrage et la validation de modèles environnementaux à partir de données d’observation. Je me suis également spécialisé en informatique écologique et en méthodes statistiques non paramétriques prenant en compte la saisonnalité, la non-stationnarité et les tendances à long terme. Grâce à ces modèles, j’ai cherché à prédire les impacts des activités humaines sur les systèmes environnementaux et à élaborer des stratégies scientifiquement rigoureuses pour résoudre les problèmes environnementaux. »
Le professeur Park a ouvert sa conférence en affirmant que les modèles climatiques sont devenus le fondement même du discours actuel sur l’apocalypse climatique. Il a soutenu que les avertissements publics concernant une catastrophe climatique imminente reposent davantage sur les simulations générées par les modèles climatiques que sur des observations directes. Selon lui, les modèles climatiques actuels présentent des limitations fondamentales qui les rendent inadaptés en tant qu’outils scientifiques fiables. C’est pourquoi il les qualifie de « machines à semer la peur ».
La conférence était organisée en cinq parties : (1) pourquoi le GIEC en est venu à s’appuyer sur des modèles climatiques (2) les principes sous-jacents à la construction des modèles climatiques (3) les faiblesses fondamentales des modèles climatiques (4) l’application des modèles climatiques au concept de déséquilibre énergétique de la Terre et (5) ses points de vue sur la politique climatique actuelle.
Objectifs politiques
Le professeur Park a commencé par retracer la création du GIEC et les premières affirmations du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) concernant le réchauffement climatique. Il a présenté des preuves documentaires indiquant que, dès 1989 – avant même la publication du premier rapport d’évaluation du GIEC – le PNUE avait déjà exprimé sa conviction que le réchauffement climatique était dû aux activités humaines et qu’il marquait le début d’une catastrophe mondiale imminente.
En revanche, le premier rapport d’évaluation du GIEC, publié en 1990, citait l’histoire climatique établie par Hubert Lamb, reconnaissant à la fois l’optimum climatique médiéval et le Petit Âge glaciaire, tout en concluant qu’il restait incertain que le réchauffement observé puisse être attribué aux activités humaines. Néanmoins, les Nations Unies ont adopté la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 1992 et le Protocole de Kyoto en 1997.
Le professeur Park a fait valoir que si les conclusions du premier rapport d’évaluation du climat (AR1) avaient été acceptées de manière systématique, il aurait été difficile de justifier l’adoption de ces accords internationaux. Il a soutenu que cela marquait le moment où la science du climat commençait à être subordonnée à des objectifs politiques.
Crosse de hockey
Le professeur Park a cité le célèbre graphique en forme de crosse de hockey de Michael Mann comme exemple représentatif. Il a soutenu que les articles de Mann, publiés en 1998 et 1999, avaient de fait effacé l’optimum climatique médiéval et le Petit Âge glaciaire des relevés historiques de température et présenté le réchauffement récent comme étant principalement dû à l’activité humaine. Il a également affirmé que le troisième rapport d’évaluation (TRE) du GIEC avait abandonné l’histoire climatique élaborée par le climatologue renommé Hubert Lamb pour adopter la reconstruction en forme de crosse de hockey de Mann.
Le professeur Park a ensuite avancé que deux événements constituaient un défi majeur pour le GIEC : la pause du réchauffement climatique, généralement considérée comme s’étendant de 1998 à 2015, et le scandale du « Climategate » de 2009. Selon lui, ces événements ont incité le GIEC à s’appuyer de plus en plus sur les modèles climatiques plutôt que sur les observations directes, en privilégiant la projection des futures catastrophes climatiques par le biais de simulations numériques.
RCP8.5
Il a ensuite expliqué que les résultats des modèles climatiques basés sur le scénario RCP8.5 ont constitué la principale base scientifique du cinquième rapport d’évaluation du GIEC (AR5). Il a également affirmé que l’Accord de Paris, adopté en 2015, reposait en grande partie sur ces projections modélisées. Selon lui, les politiques de neutralité carbone actuellement mises en œuvre par de nombreux pays s’appuient elles aussi sur ces modèles climatiques et sur l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C depuis l’ère préindustrielle. Il a toutefois souligné que le TRE (2001) avait déjà reconnu les limites inhérentes à la prévision précise du climat à long terme à l’aide de modèles numériques.
Le professeur Park a ensuite décrit la structure de base des modèles climatiques. Ces modèles reposent sur le bilan énergétique de la Terre, qui met en balance le rayonnement solaire entrant et le rayonnement sortant, tout en représentant mathématiquement les interactions entre l’atmosphère, les océans, la cryosphère et la surface terrestre. La circulation atmosphérique, le cycle hydrologique, les réactions chimiques, les courants océaniques, les variations de la neige et de la glace, la végétation et l’albédo de surface sont tous intégrés dans les formulations mathématiques. Selon l’ouvrage du professeur Steve Koonin, « Unsettled » (2021), l’atmosphère est divisée en environ un million de cellules de calcul et les océans en environ cent millions de cellules, chaque cellule étant supposée posséder des propriétés physiques uniformes.
Nuages
Du point de vue d’un spécialiste de la modélisation, le professeur Park a soutenu que ces modèles climatiques présentent de nombreuses limitations fondamentales qui les empêchent de servir d’outils scientifiques fiables pour la prévision. Il a identifié le traitement inadéquat des nuages comme la lacune la plus importante. Les modèles climatiques actuels utilisent généralement des résolutions de grille horizontales d’environ 100 à 250 kilomètres, alors que la plupart des nuages sont beaucoup plus petits qu’une seule cellule de grille. De plus, les propriétés variables des nuages en fonction de l’altitude et leur rôle dans la réflexion du rayonnement solaire incident ne peuvent être représentés de manière adéquate. Il a affirmé que, sans une modélisation précise des nuages, ni la reconstitution du climat passé, ni la prévision du climat futur ne peuvent être considérées comme fiables.
Le professeur Park a également soutenu que la spécification des conditions initiales et aux limites, ainsi que l’étalonnage et la vérification des modèles climatiques, sont en pratique impossibles. Il a noté que les projections des modèles climatiques présentées dans le cinquième rapport d’évaluation du GIEC (AR5) diffèrent sensiblement des observations et que les projections produites par différents modèles varient d’un facteur trois à quatre. Il a ajouté que ces lacunes sont largement abordées dans l’ouvrage « Unsettled » du professeur Steve Koonin et que le physicien John Clauser, lauréat du prix Nobel, a lui aussi critiqué à plusieurs reprises les carences fondamentales des modèles climatiques actuels.
Le professeur Park a également évoqué plusieurs développements récents. Il a notamment noté que Jim Skea, l’actuel président du GIEC, a mis en garde contre une surinterprétation de l’objectif de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris et a annoncé en mai que le scénario RCP8.5 ne serait plus utilisé pour l’élaboration du septième rapport d’évaluation du GIEC (AR7).
De plus, il a fait référence aux propos de Jonathan Cohler, qui a soutenu lors de la conférence du Heartland Institute à Washington, D.C., en avril 2026, que le concept même de température moyenne mondiale est scientifiquement discutable. Selon Cohler, une température moyenne n’a de signification physique rigoureuse que pour les systèmes en équilibre thermodynamique. Le système climatique terrestre étant par nature un système hors d’équilibre, il a affirmé que la température moyenne mondiale ne devrait pas être considérée comme une mesure physique scientifiquement valide.
Manipulation des données
Le professeur Park a expliqué que, dès le cinquième rapport d’évaluation (AR5), le GIEC a de plus en plus insisté sur le concept de déséquilibre énergétique terrestre (DET) en complément de l’indicateur classique de température moyenne mondiale. Il a toutefois souligné que la comparaison entre les simulations des modèles climatiques et les observations des satellites CERES (Clouds and the Earth’s Radiant Energy System) de la NASA, présentée dans le sixième rapport d’évaluation (AR6), posait également des problèmes.
Le professeur Park a fait référence à une affirmation de Ned Nikolov et Karl Zeller datant de 2024, selon laquelle, lors du traitement des données CERES, les données d’observation avaient été multipliées par -1 afin de faciliter la comparaison avec les résultats du modèle, inversant ainsi leur tendance. D’après le Dr Nikolov, les auteurs du chapitre 7 (WG1) du sixième rapport d’évaluation (AR6) ont admis que les données CERES avaient effectivement été multipliées par -1, mais n’ont pas été en mesure de fournir une justification scientifiquement convaincante. Il a soutenu qu’il s’agissait d’une manipulation des données et a présenté la figure correspondante du AR6, affirmant qu’elle démontrait un écart important entre les données d’observation et les simulations du modèle climatique.
Le professeur Park a également soutenu que les observations de CERES indiquent que le réchauffement récent est étroitement lié aux variations de l’albédo terrestre, tandis que les modèles climatiques tentent d’expliquer ce phénomène principalement par l’augmentation des gaz à effet de serre. Selon lui, cette différence fondamentale engendre inévitablement des divergences entre les observations et les projections des modèles. Il a également évoqué les critiques du Dr John Clauser concernant les importantes incertitudes liées au calcul du bilan énergétique terrestre et a soulevé d’autres préoccupations quant à l’interprétation de l’histoire climatique présentée dans le sixième rapport d’évaluation du GIEC (AR6).
Vapeur d’eau
Dans ses remarques finales, le professeur Park a soutenu que plus de 90 % de l’effet de serre atmosphérique est attribuable à la vapeur d’eau et que l’augmentation actuelle du dioxyde de carbone atmosphérique n’exerce qu’une influence limitée sur l’effet de serre global. Il a par ailleurs affirmé que les nuages, plutôt que le dioxyde de carbone, jouent un rôle prépondérant dans la régulation de la température terrestre et a soutenu que cette conclusion est étayée par l’histoire climatique ainsi que par de nombreuses preuves.
Le professeur Park a également souligné que, malgré les Conférences des Parties (COP) annuelles tenues dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) depuis 1992 et la mise en œuvre de politiques climatiques de plus en plus strictes, les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ont continué d’augmenter. Il a fait valoir que l’absence de toute réduction mesurable pendant les confinements mondiaux liés à la COVID-19 en 2020 démontre que l’humanité ne peut pas contrôler sensiblement les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Il a par ailleurs soutenu que l’augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique présente des avantages considérables tant pour la société humaine que pour la végétation terrestre.
Enfin, le professeur Park a partagé l’avis de Bjørn Lomborg (Danemark) et d’Alice Weidel (députée AfD, Allemagne), estimant que les Nations Unies avaient adopté une politique climatique fondamentalement erronée. Il a également souligné que l’administration Trump s’était retirée de 66 organisations internationales, plongeant ainsi l’ONU dans une grave crise financière. Il a conclu sa conférence en retraçant brièvement son parcours dans le domaine de la modélisation environnementale et en réaffirmant le cadre de réflexion qui lui avait permis d’évaluer les modèles climatiques du GIEC.
Cet article résume la conférence que le professeur Seok Soon Park a récemment donnée en Norvège.
Vous souhaitez connaître l’histoire complète ?
Vous pouvez visionner ci-dessous l’intégralité de la conférence du professeur Seok Soon Park, dans laquelle il présente les preuves et les arguments qui sous-tendent les conclusions résumées dans cet article.
Seok Soon Park
Le professeur Seok Soon Park est un éminent scientifique environnemental sud-coréen et professeur émérite à l’Université féminine Ewha. Docteur en sciences de l’environnement de l’Université Rutgers, il a été président de l’Institut national de recherche environnementale. Il est ambassadeur de Clintel pour la Corée du Sud.
Traduction : Eric Vieira
L’article que vous venez de lire a été rendu possible grâce à nos donateurs.
Clintel publie quotidiennement des articles sur le climat, l’énergie et les sciences. Nous traduisons et diffusons également des analyses internationales en plusieurs langues, produisons des vidéos, publions des rapports et organisons des conférences et des événements dans le monde entier.
Nous ne recevons aucun financement public et dépendons entièrement du soutien de nos donateurs. Votre soutien nous permet de promouvoir la recherche indépendante et de contribuer à un débat plus ouvert et équilibré sur les questions climatiques et énergétiques.
Souhaitez-vous soutenir notre travail ? Choisissez l’option qui vous convient le mieux :
- Devenez Ami de Clintel – soutenez-nous par une contribution annuelle
- Faites un don régulier – apportez-nous un soutien continu et aidez-nous à planifier l’avenir
- Faites un don ponctuel – chaque contribution compte
Merci pour votre soutien.
more news
Henrik Svensmark fired by his university
Danish scientist Henrik Svensmark, known for his controversial research on cosmic rays and cloud formation, has been dismissed by his university in Copenhagen after years of internal conflict. In an interview with the Danish newspaper Berlingske, he described the decision as “a death blow” to his research.
Steven Koonin: “There Is a Significant Gap Between What Climate Science Says and What You’ve Been Told It Says”
During the ARC Conference 2026, American physicist Steven Koonin argued that there is “a very significant gap” between what climate science actually says and what the public has been told it says. The former science adviser to President Barack Obama calls for a more honest debate about climate science, scientific uncertainty and climate policy.
The Desperate Attempt to Save the Climate Alarm Narrative
In this commentary, energy analyst Tilak Doshi examines the growing debate over climate messaging within the Democratic Party. He argues that political leaders are quietly retreating from climate alarmism as voters become increasingly concerned about the costs of decarbonisation.
The post Professeur Seok Soon Park : Les modèles climatiques sont des machines à semer la peur appeared first on Clintel.
Please consider helping!
Awake Freedom TV On Roku is Broken! 🙂

I could no longer maintain the costs on my own, so I moved the off of a dedicated server which was needed for the TV platform to work. On top of that, I want to build an app Awake Freedom TV app, for mobile phones. We need your help to first resurrect our TV channel, and then build the mobile app. In order to do that, I need a minimum of 800/month on subscription payments. Please help anyway you can with the form below.












Leave A Comment