L’interdiction de la publicité à Amsterdam illustre la farce de l’alarmisme climatique
Amsterdam est devenue la première capitale au monde à interdire la publicité pour la viande et les énergies fossiles. Mais, selon Vijay Jayaraj, ces interdictions ne font que renforcer le sentiment de supériorité morale des élites urbaines, sans rien accomplir et en mettant beaucoup de choses en péril.
Amsterdam est devenue la première capitale au monde à interdire la publicité publique pour la viande et les énergies fossiles. À compter du 1er mai, les autorités municipales ont retiré des panneaux d’affichage, des arrêts de tramway et des stations de métro toute publicité pour les voitures à essence, les compagnies aériennes, les croisières et les voyages au long cours, ainsi que pour le bœuf, le poulet, le porc et le poisson.
Les publicités désormais illégales ont été remplacées par des affiches pour le Rijksmuseum et des concerts de piano, qui font apparemment partie de la vision de la ville d’une métropole neutre en carbone consommant deux fois moins de viande.
L’interdiction de la publicité a été imposée par le conseil municipal sous l’impulsion de deux partis politiques, la Gauche Verte et le Parti pour les Animaux. Leur prétexte de lutter contre les achats impulsifs qui perpétuent des habitudes « à forte empreinte carbone » masque mal un abus de pouvoir politique qui prive les citoyens de choix quotidiens raisonnables sans aucun bénéfice pour l’environnement. S’attaquant à la vie quotidienne, les autorités d’Amsterdam considèrent désormais les carburants essentiels et l’alimentation de base comme des maux de la société qu’il faut dissimuler au public.
Autres villes
La conseillère municipale Anneke Veenhoff compare cette interdiction à une aide apportée aux personnes toxicomanes en supprimant la tentation d’une substance afin de forcer un changement de comportement.
D’autres villes néerlandaises ont instauré des interdictions publicitaires, comme Haarlem qui a interdit la promotion de la viande en 2024 et La Haye qui a interdit la publicité pour les énergies fossiles en 2025. À travers le monde, plus de 50 villes, de Stockholm et Édimbourg à Sydney et Florence, se livrent à la même folie.
La France a adopté une interdiction nationale de la publicité pour les énergies fossiles en 2022, et l’Espagne envisage de faire de même. L’an dernier, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est félicité de ces interdictions, appelant à proscrire la publicité pour le pétrole, le gaz et le charbon et qualifiant l’humanité de « météorite » détruisant la Terre. Ce changement de mentalité est présenté comme une initiative comparable à une campagne antitabac.
Ces interdictions publicitaires ne reposent que sur des pseudo-sciences climatiques, qui s’appuient sur des exagérations des effets des processus naturels, la falsification de données et des modélisations informatiques spéculatives. Les prédictions apocalyptiques des militants anti-viande, par exemple, sont facilement réfutées par des données empiriques. Les émissions de méthane des ruminants, censées provoquer un réchauffement atmosphérique dangereux, ont une influence infime sur la température de la planète.
Analyse
Une analyse publiée par la CO2 Coalition (Virginie) montre que même des mesures d’atténuation extrêmes n’ont qu’un impact négligeable. L’élimination de la totalité des 1,6 milliard de bovins dans le monde permettrait d’éviter un réchauffement d’environ 0,04 degré Celsius. L’impact de l’abattage de 1,3 milliard de moutons serait dix fois moindre.
Ces chiffres représentent des variations si faibles qu’elles sont inférieures au seuil de détection dans les systèmes climatiques réels.
Les politiques qui nuisent gravement à l’agriculture engendrent des dégâts économiques considérables sans aucun bénéfice. Aucun dirigeant sensé ne dépenserait le moindre centime du contribuable pour poursuivre des objectifs aussi absurdes et dénués de fondement statistique. Les militants qui défendent ces programmes exigent d’immenses sacrifices de la part des familles de travailleurs sans proposer la moindre amélioration environnementale.
La campagne contre les énergies fossiles reflète ce même déni de la réalité. L’abondance énergétique demeure une condition nécessaire à la prospérité. Les énergies fossiles ont alimenté l’innovation, prolongé l’espérance de vie et multiplié les opportunités partout dans le monde. Les hydrocarbures alimentent les transports, produisent de l’électricité et servent de matière première à d’innombrables produits. Des engrais qui assurent les rendements agricoles aux substances utilisées en médecine, les énergies fossiles sont essentielles à la vie moderne.
L’interdiction par les responsables politiques européens de la publicité pour les véhicules à essence témoigne d’une profonde méconnaissance de l’histoire et de l’économie, ainsi que d’un manque flagrant de bon sens. Les économies modernes dépendent du charbon et du gaz naturel, ressources abondantes et abordables, pour alimenter les usines, construire les infrastructures et acheminer les biens essentiels. Lorsque les instances internationales stigmatisent ces combustibles, elles mettent en péril le développement économique des populations les plus vulnérables et la subsistance de tous.
Les interdictions publicitaires ne se font que pour renforcer le sentiment de supériorité morale des élites urbaines, sans rien accomplir et en mettant beaucoup en péril. Elles représentent un rejet du progrès humain et une dangereuse adhésion à des dogmes non scientifiques.
Le coup d’éclat d’Amsterdam met à nu le caractère creux du dogme climatique, fait de grands gestes et de résultats nuls, qui se doit d’être rejeté à chaque occasion opportune.
Ce commentaire a été initialement publié sur PJ Media le 22 mai 2026.

Vijay Jayaraj
Vijay Jayaraj est chercheur associé à la CO₂ Coalition, à Fairfax, en Virginie. Il est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’environnement de l’Université d’East Anglia et d’un diplôme d’études supérieures en gestion de l’énergie de l’Université Robert Gordon, toutes deux situées au Royaume-Uni, ainsi qu’une licence en ingénierie de l’Université Anna, en Inde. Il a également été chercheur associé au sein de l’Unité de Recherche sur les Océans en Mutation de l’Université de Colombie-Britannique, au Canada.
Traduction : Eric Vieira
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