« L’intégration des jeunes dans le camp des réalistes climatiques »
Lors de la récente conférence Heartland, une session spéciale intitulée « Intégrer les jeunes au mouvement des climato-réalistes » a exploré la manière dont les jeunes générations s’engagent face aux enjeux climatiques et façonnent le débat futur. Parmi les intervenants, deux se sont particulièrement distingués : Lucy Biggers, ancienne proche de Greta Thunberg, et Chris Martz, surnommé « l’anti-Greta Thunberg ».
Lors de la récente conférence Heartland, les jeunes réalistes climatiques Linnea Lueken, Chris Martz, Lucy Biggers, Emma Arns et Anika Sweetland ont discuté de la manière dont les jeunes générations s’engagent face aux enjeux climatiques et façonnent le débat futur. Fait notable, cette session fut la seule de la conférence à être perturbée par des manifestants pour le climat.
Vous trouverez ci-dessous l’intégralité des présentations et des discussions. Lucy Biggers et Chris Martz ont été deux intervenants particulièrement intéressants. Ils ont animé les deux premières présentations.
Lucy Biggers
Jusqu’à il y a quelques années, Lucy Biggers (35 ans) était très impliquée dans le mouvement pour le climat. Elle fréquentait même Greta Thunberg et travaillait avec la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez (plus connue sous le nom d’AOC), fervente défenseure du climat. Elle a révélé son engagement en mai 2024 avec un long article dans The Free Press, journal pour lequel elle est aujourd’hui responsable des réseaux sociaux.
Lors de son intervention à la conférence Heartland, Lucy Biggers a retracé son parcours personnel et idéologique, de militante pour le climat à la critique des discours dominants sur le climat. Elle explique qu’au départ, elle adhérait pleinement aux représentations courantes du changement climatique, tant en termes d’urgence que de cadrage. Dans ce contexte, dit-elle, il y avait peu de place pour remettre en question le point de vue dominant. Comme elle le dit elle-même : « J’étais complètement immergée dans cette vision du monde. »
Elle aborde ensuite les dynamiques sociales au sein des communautés militantes et médiatiques. Selon Biggers, il existe souvent une pression implicite à se conformer aux points de vue dominants, ce qui peut décourager le débat ouvert et la réflexion critique. Elle présente cela non pas comme une répression intentionnelle, mais comme un effet secondaire de la pensée de groupe et de la culture institutionnelle. Comme elle le dit : « Il y a une forte pression pour rester dans les rangs. »
Avec le temps cependant, le doute s’est installé chez elle. Ce doute est né de la constatation que certaines informations étaient omises ou présentées de manière excessivement simplifiée. Des données plus complexes ou des points de vue alternatifs, affirme-t-elle, étaient souvent exclus des récits qu’elle avait contribué à élaborer. Cela l’a amenée à penser que le débat public n’était pas aussi complet ni aussi transparent qu’il aurait pu l’être. Comme elle le dit elle-même : « J’ai commencé à remarquer ce qui n’était pas dit. »
Un tournant décisif dans son parcours a eu lieu lorsqu’elle a découvert des sources alternatives et des experts qui remettaient en question les modèles climatiques et les approches politiques dominantes. Elle souligne que ce changement de perspective a été progressif et non soudain. Elle a commencé à s’interroger sur les hypothèses sous-jacentes, l’interprétation des données et la manière dont l’incertitude est communiquée.
Émotion
Un autre thème central de son intervention est le rôle des émotions et du récit. Biggers soutient que la peur est devenue un puissant levier de la communication sur le climat. Tout en reconnaissant l’importance de l’urgence, elle suggère que le recours à des messages fondés sur la peur peut conduire à des représentations exagérées ou partiales. Comme elle le déclare : « La peur est un outil très puissant. » Elle prévient que cette approche risque, à terme, de diminuer la confiance du public, notamment si les prévisions sont perçues comme trop catégoriques ou ne se réalisent pas comme prévu.
Dans la dernière partie de son intervention, Biggers revient sur sa position actuelle. Elle ne se présente pas comme une climatosceptique, mais plutôt comme une personne qui prône une plus grande nuance, la transparence et un débat ouvert. Elle souligne l’importance de reconnaître l’incertitude scientifique et d’intégrer un plus large éventail de points de vue dans l’élaboration des politiques. Elle encourage autant les journalistes que le grand public à développer un esprit critique plus aiguisé.
Chris Martz
Parmi les autres intervenants de cette table ronde figurait Chris Martz (23 ans). L’année dernière, Chris est devenu le 2000e signataire de la Déclaration mondiale sur le climat (DMC) de Clintel . Ce jeune météorologue est connu pour ses prises de position franches sur la climatologie, notamment grâce à son influence sur la plateforme X. Martz s’est constitué une large audience sur X grâce à une publication virale (à lire absolument, dans laquelle il raconte son parcours) qui a récolté 30 000 mentions « J’aime » et plus de 2,5 millions de vues. Ses publications directes, qui remettent en question le discours dominant sur le climat, ont fait de lui une figure controversée (le New York Post l’a surnommé « l‘Anti-Greta Thunberg » »), en particulier auprès de ses camarades durant ses études à l’université de Millersville.
Lors de sa présentation à la conférence Heartland, Chris Martz a révélé que, comme Biggers, il se trouvait dans sa jeunesse de l’autre côté face aux thèses sur le climat. Aujourd’hui, il se positionne comme un membre de la jeune génération qui conteste ce qu’il considère comme des exagérations et de la désinformation dans le discours climatique.
Martz commence par souligner son expérience de météorologue et son engagement précoce dans les débats climatiques en ligne. Il décrit son rôle comme celui d’une personne ayant analysé de manière indépendante des données climatiques et développé un scepticisme face aux affirmations largement répandues. Il insiste sur le fait que ses conclusions n’étaient pas motivées par des considérations politiques, mais découlaient de l’examen de données empiriques. Comme il le dit lui-même : « J’ai commencé moi-même à analyser les données. »
Martz aborde également le rôle des médias et des plateformes sociales dans la construction des discours sur le climat. Un thème récurrent de son intervention est la sous-représentation de l’incertitude dans la communication dominante sur le climat. Martz soutient que l’incertitude scientifique est souvent minimisée au profit d’affirmations plus catégoriques, ce qui peut induire le public en erreur quant au niveau de consensus ou de confiance accordé à certaines affirmations. Il souligne l’importance de reconnaître les limites des données et des modèles. Comme il le dit lui-même : « L’incertitude est bien plus grande, que ce qu’on nous dit. »
Dynamique sociale
Outre les arguments scientifiques, Martz aborde également la dimension sociale du débat climatique. Il décrit les critiques et les résistances dont il a fait l’objet, notamment en tant que jeune voix remettant en question les discours établis. Martz se positionne toutefois comme faisant partie d’un mouvement plus large de jeunes qui mettent en question les messages dominants sur le climat. Il considère cela comme une évolution positive, arguant que le débat ouvert et l’esprit critique sont essentiels au progrès scientifique. Il encourage son auditoire à examiner les données de manière indépendante et à se méfier des affirmations présentées avec une certitude excessive.
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