Le nouveau livre de Chris Morrison : IMPLAUSIBLE
Chris Morrison, rédacteur en chef de la rubrique Environnement du Daily Sceptic, a publié un nouveau livre, disponible dès maintenant sur Amazon. Intitulé IMPLAUSIBLE : « Comment des scientifiques, des militants politiques et des journalistes ont inventé une crise climatique, instrumentalisé des modèles informatiques fallacieux et prétendu à un faux consensus pour promouvoir le fantasme collectif du zéro émission nette », cet ouvrage est disponible en ligne. Vous trouverez ci-dessous quelques extraits.
Préface de Toby Young, rédacteur en chef du Daily Sceptic
S’il y a un thème récurrent dans l’œuvre de Chris, c’est que la lutte contre le changement climatique n’est qu’une tentative à peine voilée de prise de pouvoir par les classes aisées, déterminées à contrôler les masses récalcitrantes qui s’obstinent à renoncer à leur attachement sentimental à la liberté. Vous voulez choisir votre voiture et votre vitesse ? Faut pas rêver, pauvre obsédé du moteur à essence ! Vous achèterez une voiture électrique hors de prix qui ne se revend pas et vous ne roulerez pas à plus de 30 km/h. Vous aimez le steak-frites ? Désolé, mon pote, ce sera un régime végétarien désormais. Vous refusez de vous séparer de votre chaudière à gaz ? Tant pis pour vous. Vous serez obligé d’installer une pompe à chaleur qui coute 25 000 £ et qui ne chauffe pas vraiment votre maison…
Le travail de Chris est plus que jamais nécessaire, et ce livre en est une excellente introduction. Sa lecture vous mettra en colère – et vous devriez l’être, très en colère. Mais vous y trouverez aussi beaucoup de divertissement.
Introduction
Le 7 avril 2026 a été le jour où la grande invention de la crise climatique qui sous-tend le fantasme politique de la neutralité carbone s’est enfin heurtée à la dure réalité. C’était le jour où un groupe de scientifiques travaillant sur un nouveau rapport d’évaluation pour le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), mandaté par les Nations Unies, a admis qu’un ensemble d’hypothèses de modélisation informatique, communément appelé RCP8.5, était « invraisemblable ». Cet aveu officiel a provoqué une onde de choc dans les cercles des climatologues et des politiciens collectivistes, et a jeté le discrédit sur tous les médias traditionnels qui relayaient l’information. Les hypothèses du RCP8.5 ont été un élément clé de départ pour la modélisation informatique, alimentant depuis 2011 une crise climatique fondée sur des preuves superficielles. Presque toutes les histoires du genre Armageddon, qu’il s’agisse de la baisse du goût de la bière (oui, c’est la BBC qui a écrit ça), de la fonte des glaces polaires (chapeau bas à Sir David Attenborough, au roi Charles et au regretté pape François) ou de l’augmentation des turbulences atmosphériques, portent les empreintes du RCP8.5.
La révélation choc du 7 avril signifiait qu’elles étaient toutes officiellement bonnes pour la casse.
Ce livre démontre que presque tout ce que vous avez lu ou entendu ces 15 dernières années dans les médias, en politique et dans les milieux scientifiques traditionnels au sujet de la Terre future transformée en boule de feu n’est rien de plus que de la pseudoscience mensongère, conçue pour contraindre les populations à accepter toutes les restrictions collectivistes effroyables imposées par une course folle et perverse pour éliminer les hydrocarbures des économies industrielles modernes et en développement.
Le scénario RCP8.5 a initialement été conçu comme le pire scénario possible en termes d’émissions élevées, mais est devenu, grâce à sa capacité à générer des récits sensationnalistes et apocalyptiques, le scénario du « statu quo ». Lorsqu’il faut obtenir des subventions scientifiques, collecter des aides écologiques et que les politiciens ont besoin de se donner bonne conscience, qui s’est soucié des enfants qui allaient au lit en pleurant, terrorisés par des histoires de températures augmentant de 5 °C ou plus par rapport à la période 1850-1900 ? L’arrêt du Gulf Stream d’ici 2025 (encore une de ces histoires absurdes typiques de la BBC, du genre « les scientifiques le disent »), des millions de maisons inondées par la montée des eaux, la sixième extinction de masse imminente – autant de prétextes fallacieux pour que les fonds destinés à la neutralité carbone continuent d’affluer.
Le fait qu’une vie sans hydrocarbures à usages multiples serait catastrophique, voire fatale pour des milliards de personnes, a été ignoré. Qui s’est soucié de remarquer que, sans engrais à base d’hydrocarbures, la moitié de la population mondiale mourrait lentement de faim, entraînant des conflits endémiques pour des ressources limitées ? En 2024, un gouvernement travailliste d’extrême gauche, fraîchement élu et composé de fervents défenseurs de la neutralité carbone, a stoppé tout nouveau forage pétrolier et gazier en mer du Nord, pourtant encore riche en ressources. Du béton a été coulé dans des puits déjà forés à terre afin de libérer les vastes réserves potentielles de gaz naturel précieux qui gisent sous terre dans les régions pauvres et désindustrialisées d’Angleterre. Début 2025, 200 députés britanniques étaient prêts à voter pour une proposition de loi visant à réduire la consommation d’hydrocarbures au Royaume-Uni à seulement 10 % en dix ans, un niveau à peine suffisant pour assurer le fonctionnement des services d’urgence.
Tel est le niveau de stupidité et d’ignorance atteint par ces législateurs lunatiques, qui ont probablement supposé que si leur projet de loi abominable devenait loi, ils pourraient toujours acheter leur « soja-latte » en allant faire leurs achats d’houmous bio chez Waitrose.
Chapitre 1 : Hydrocarbures
Dans les pays en développement, les hydrocarbures promettent la fin de la faim endémique, une population en meilleure santé et une espérance de vie plus longue et plus prospère. Il n’y a pas de meilleur terme que « diabolique » pour qualifier le fait de les priver de tous ces bienfaits de la civilisation.
Presque toutes les solutions de remplacement énergétique proposées sont tout simplement risibles, voire invraisemblables. Une économie moderne ne peut pas fonctionner uniquement grâce à l’énergie solaire, car celle-ci est intermittente. Il n’existe aucune solution viable au problème de l’intermittence, un fait que les partisans du zéro émission nette n’admettront jamais. Le secours des batteries ne se mesurera jamais qu’en minutes lorsqu’elles seront nécessaires à grande échelle ; l’hydrogène est coûteux à produire et dangereux à manipuler ; quant à l’énergie marémotrice, elle est souvent excessivement onéreuse. L’énergie nucléaire fournit une énergie de base utile, mais elle est incapable de répondre aux pics de consommation électrique, comme lors d’un match de football à la mi-temps.
Seuls le gaz et le pétrole peuvent actuellement alimenter un réseau électrique moderne si la sécurité, la sûreté et le prix sont les priorités absolues. Comme nous l’avons constaté dans de nombreux pays du monde au cours des 20 dernières années, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne, l’éolien et le solaire ne sont guère plus que des options coûteuses qui ont entraîné une flambée des prix de l’électricité et une désindustrialisation destructrice d’emplois. Les militants insistent souvent sur le fait que l’éolien et le solaire sont « gratuits », un concept tellement absurde et dénué de toute logique économique qu’il ne peut que susciter le désespoir face à l’intelligence humaine. Les hydrocarbures offrent une énergie cinétique considérable qui, exploitée au cours des 300 dernières années, a transformé les sociétés humaines d’une manière que nos ancêtres auraient eu du mal à imaginer.
Au début du XVIIIᵉ siècle, la plupart des gens ne quittaient guère leur village natal. Aujourd’hui, ils peuvent voyager à moindre coût vers presque n’importe quelle destination du monde qu’ils désirent. Malgré les réticences de MM. Windsor, Packham, Attenborough et Monbiot, vont-ils vraiment renoncer à ce confort, ainsi qu’au chauffage, à la nourriture, à l’assainissement et aux soins médicaux adéquats, lorsque la vérité sur la neutralité carbone sera enfin révélée ?
On ne peut pas se passer des hydrocarbures, que ce soit pour l’énergie qu’ils fournissent ou pour leurs innombrables applications dans la pétrochimie. Ils seront encore présents pendant très longtemps ; beaucoup affirment même qu’ils ont un avenir prometteur.
Chapitre 2 : Les sciences du climat
Pour être clair, l’humanité doit beaucoup à la nature et à ses abondantes ressources en hydrocarbures, comme l’a démontré le chapitre précédent. Mais attention ! Certains prétendent que leur utilisation plongera la Terre dans une damnation écologique éternelle, peut-être dès après-demain. Si cela était vrai, nul ne pourrait le nier : il nous faudra accepter la famine, le labeur manuel exténuant, les toilettes sèches à ciel ouvert, la diminution de la population et la misère omniprésente en laissant ces ressources sous terre.
Les péchés de la révolution industrielle seront expiés et Gaïa sera sauvée.
Il nous faudrait qu’une preuve irréfutable que l’humanité contrôle le thermostat climatique en faisant griller des steaks au barbecue (au charbon, bien sûr) et de s’envoler pour Fuengirola. Malheureusement, on ne nous offre qu’un tissu de mensonges, de désinformation, de sélection biaisée des faits et de manœuvres politiques, le tout enrobé dans une affirmation absurde selon laquelle 97 % des scientifiques pensent que le réchauffement climatique récent est principalement dû à l’activité humaine.
À l’instar des pontifes romains de l’Antiquité, la science est déclarée ex cathedra comme un fait établi. Certains activistes, tels que Dale Vince, escroc du vent, et Jim Dale, humoriste spécialisé dans le climat (voir « Climat et humoristes »), qui affirment que cela devrait être criminel de débattre de la question. Comme nous le verrons, toute cette supercherie de la science « établie », relayée par les médias traditionnels, les politiciens et les scientifiques activistes, ne fait que révéler le profond et désespérant déclin auquel l’intégrité scientifique a chuté.
Le Dr Ian Plimer, climatosceptique de longue date et géologue, aime à souligner qu’aucune étude scientifique ne prouve de manière concluante les opinions actuelles sur le réchauffement climatique d’origine anthropique. S’il en existait une, on n’en finirait pas d’en entendre parler, ajoute-t-il. C’est une vérité, et en même temps une affirmation facile à formuler. L’atmosphère terrestre et ses interactions avec les terres et les océans sont chaotiques et non linéaires. Dans certains domaines, elle est encore mal comprise et donc impossible à mesurer pour toutes les applications climatiques importantes.
Plus nous étudions le phénomène, plus nous comprenons la complexité des mécanismes de transfert de chaleur, inégaux, des tropiques aux pôles par des courants de toutes sortes. C’est la cause première de la météo. En l’état actuel des connaissances, il est impossible d’attribuer la responsabilité humaine à des événements météorologiques isolés ou au changement climatique à long terme, compte tenu des immenses variations engendrées par les forces naturelles. C’est un fait, et quiconque prétend le contraire devrait envisager une reconversion professionnelle : louer un emplacement dans la tente de Mystic Meg à la fête foraine du coin.
Ainsi, les militants utilisent des modèles informatiques pour étayer leurs prétendues preuves, mais ces derniers, comme le démontre leur bilan désastreux sur plus de 40 ans, ne nous apportent que peu de véritables conseils. Le scandale grandissant autour du scénario improbable RCP8.5 révèle qu’ils sont souvent plus nuisibles qu’utiles. Les modèles ne nous apprennent rien, tandis que les observations fournissent des informations cruciales sur ce qui s’est réellement passé.
À cet égard, le Dr Plimer souligne que le nombre de géologues qui croient au réchauffement climatique d’origine humaine se compte sur les doigts d’une main d’un ouvrier d’une scierie. Leurs études permettent aux géologues d’observer le passé, notamment l’évolution de la Terre au cours des 600 millions d’années écoulées, lorsque la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui à commencé à se former.
L’analyse des données relatives au CO2 et aux températures depuis le Cambrien révèle peu de corrélations sur 600 millions d’années. Parfois, ils évoluent de concert ; souvent, ce n’est pas le cas. Rien dans les archives ne suggère une corrélation forte et indissociable – une corrélation qui serait pourtant essentielle selon l’opinion actuelle sur le réchauffement climatique d’origine humaine.
Il est intéressant de noter que le niveau de CO2 atmosphérique était bien plus élevé par le passé, avec une moyenne sur 600 millions d’années probablement d’environ 2 700 parties par million (ppm). C’est près de sept fois plus que le niveau actuel, très bas, de 420 ppm. Plutôt que de dépenser inutilement des milliards de livres sterling dans la « capture » du CO2, il serait peut-être préférable d’espérer une légère augmentation de ce niveau. Les plantes ont évolué pour pousser efficacement dans des concentrations de CO2 bien plus élevées, et au cours des 40 dernières années, un léger accroissement de la quantité de CO2 dans l’atmosphère a entraîné un verdissement spectaculaire, mais largement passé inaperçu, de 15 % de la surface terrestre.
Chapitre 3 : Le Met Office britannique
Ceux qui s’interrogent sur les limites de l’intégrité scientifique au sein du Met Office britannique devraient continuer à se poser la question. On peut supposer que ce dernier aurait déjà retiré son rapport de 2018 sur les projections climatiques pour le Royaume-Uni (UKCP18), qui s’appuyait exclusivement sur le scénario RCP8.5 pour suggérer une hausse des températures estivales de 5,1 °C au Royaume-Uni d’ici 2070. Idéalement, il aurait présenté des excuses complètes pour le préjudice et l’inquiétude causés, suite à la décision du GIEC de qualifier ce scénario « d’invraisemblable ». Aucune chance ! Au contraire, il semble persister dans son erreur.
L’été radieux de 2026 au Royaume-Uni offrait une occasion trop belle pour le météorologue financé par l’État de ne pas instrumentaliser la météo à des fins de lutte contre le changement climatique. « Dupés de façon embarrassante par les militants », a été le commentaire du journaliste scientifique Matt Ridley, et qui pourrait le contredire ? Fin juin, le Met Office a publié une courte vidéo présentant sa vision future de prévisions météorologiques pour 2056.
L’émission présentait un soi-disant scénario plausible, prévoyant des températures atteignant 45 °C d’ici 30 ans, accompagné de neuf jours consécutifs avec des températures de 40 °C enregistrées quelque part en Angleterre. Un constat étonnant, sachant que la température n’a dépassé les 40 °C en Angleterre qu’en juillet 2022, près de la piste de la base aérienne de Coningsby, lors d’atterrissages d’avions à réaction Typhoon. « Ce scénario ne constitue pas une prévision d’un événement précis, mais une illustration scientifiquement plausible visant à nous aider à comprendre l’évolution des risques avec le réchauffement climatique », a indiqué le Met Office. « En utilisant les projections climatiques du Met Office… il est frappant de constater que la température maximale pourrait atteindre 45 °C », a ajouté le professeur Stephen Belcher, scientifique en chef de l’opération.
Quelle quantité d’absurdités ! Bien que le Met Office ne précise pas la source de ces projections, elles ressemblent étrangement au rapport UKCP18, un document qui devrait se trouver au fond d’une poubelle au lieu de continuer à semer la panique au sein de la population. Ces prévisions météorologiques fantaisistes n’étaient rien de moins qu’une honteuse opération de propagande.
Chapitre 5 : Les caillots climatiques et les comédiens
Par où commencer ?
Dès le début de la grande hystérie climatique, un ancien élève d’une prestigieuse école privée et employé de la BBC découvrait plein de nouvelles vérités, en annonçant que le monde était au bord d’une catastrophe environnementale. Inévitablement, une place lui fut rapidement proposée au Guardian, où il déclara aux lecteurs en juillet 1999 que « le réchauffement climatique rendait les traversées transatlantiques aussi inacceptables que l’abus d’enfants ». La « crise » planétaire était, disait-on, déjà amorcée. « Longtemps prédits et longtemps niés, les effets du changement climatique se font sentir plus vite que même les prophètes les plus pessimistes ne l’avaient imaginé », prêchait-il. Toujours en avance sur son temps, ce discours apocalyptique devint le leitmotiv de presque tous les militants cherchant à susciter l’émotion et la peur pour l’avenir de la planète. Le prince Charles, visiblement, en prit note en 2009 lorsqu’il donnait au monde encore 96 mois, avant que les fées écologistes n’aient tout emporté.
Bien sûr, notre héros moralisateur de toujours n’est autre que George Monbiot. En 1999, il écrivait que les écosystèmes arctiques s’effondraient, que la fonte des glaces détruisait les zones d’alimentation des baleines et des morses, et que les populations d’ours polaires et de phoques semblaient avoir diminué de moitié. Le mot « semblait » joue un rôle déterminant dans cette histoire. De nos jours, il serait plus juste de dire que le nombre d’ours polaires parait avoir atteint des niveaux records.
Comme beaucoup d’activistes extrémistes de l’époque, Monbiot n’avait pas encore compris qu’il valait mieux ne pas s’appuyer sur des dates précises pour prédire l’apocalypse. Expliquer que je m’étais peut-être trompé sur l’année du Jugement dernier n’a pas vraiment contribué à la crédibilité du prophète Jérémie, qui menait ses disciples, penaud, du haut de la montagne. « La destruction totale et imminente des récifs coralliens n’est pas une fable, mais une réalité », affirmait Monbiot en juin 1999. Heureusement, personne n’en avait informé les coraux, qui existent depuis des centaines de millions d’années et ont survécu à presque tous les changements climatiques imaginables. Ces cinq dernières années, les coraux de la Grande Barrière de corail, le plus grand ensemble corallien au monde, ont atteint des niveaux records depuis le début des observations détaillées il y a près de 50 ans. Monbiot semble ignorer tout de la nature. Les coraux peuvent manifestement résister aux variations de température de la surface de la mer, aux tempêtes atmosphériques et aux attaques d’autres créatures.
Un autre article qui a mal vieilli a été écrit en décembre 2002, lorsque Monbiot suggérait que d’ici à peine dix ans, « le monde serait confronté à un choix : l’agriculture, soit elle continue à nourrir les animaux ou les humains, elle ne peut pas faire les deux ». Bien sûr, qu’elle a fait les deux, grâce notamment à une augmentation de 10 % de la végétation mondiale, elle-même stimulée par l’accroissement des émissions de CO2 d’origine hydrocarbonée. De manière générale, Monbiot ne semble guère favorable à l’agriculture, affirmant en juillet 2022 qu’il fallait l’abandonner au profit d’une immonde bouillie industrielle. De la nourriture animale pour humains, vraiment ?
Aujourd’hui, notre cher George a pris de l’âge et parait sous emprise d’un complexe de messie. Il attire toujours une foule d’admirateurs dans les cercles « progressistes » habituels, mais son esprit fermé et son attachement de plus en plus néo-malthusien à la neutralité carbone commencent à le rattraper. Il n’a pas eu à débattre sérieusement de ses affirmations invraisemblables depuis des années, du moins depuis qu’il a apposé sa signature à l’hilarante lettre du Guardian de 2018 qui, avec une suffisance stupéfiante, déclarait que lui et les autres signataires ne « prêteraient plus leur crédibilité » au débats sur la réalité du changement climatique d’origine humaine. Parmi les autres figures emblématiques des médias audiovisuels qui ont déclaré ne plus s’intéresser au processus traditionnel de débat des opinions scientifiques divergentes, on compte Jonathan Porritt, Caroline Lucas, Clive Lewis et Mark Maslin.
Comme la plupart des militants les plus radicaux, Monbiot a quitté Twitter, désormais X sous le contrôle d’Elon Musk, visiblement horrifié par cette vague de liberté d’expression. Dans un long message d’adieu décousu à son demi-million d’abonnés, il a déploré que les débats intelligents aient été noyés sous un « tsunami de bêtise ».
Les moins charitables pourraient conclure qu’un homme ne peut supporter indéfiniment d’être traité d’imbécile.
Quand la politique et la science s’affrontent, la BBC est souvent la première à bafouer la rigueur scientifique. Pendant la pandémie de covid, sa couverture a été déplorable. Les dangers du virus ont été exagérés à l’extrême, des modèles informatiques fallacieux ont bénéficié d’une visibilité injustifiée, et les points de vue médicaux alternatifs ont été impitoyablement censurés. La climatologie est un sujet différent, mais la stratégie reste la même.
En janvier 2006, Roger Harrabin, alors responsable de la campagne pour le climat à la BBC, organisa un séminaire d’une journée consacré à la question du traitement médiatique du changement climatique par les médias. Vingt-huit cadres supérieurs et rédacteurs de la BBC, ainsi que plusieurs alarmistes climatiques sympathisants, y participèrent. La réunion, tenue secrète pendant des années, s’avéra pourtant cruciale pour l’élaboration des futures lignes directrices éditoriales. Feu Christopher Booker, écrivain de proue du climatoscepticisme à l’époque, commenta ainsi les directives adoptées : « L’obligation d’impartialité pouvait être écartée, argumentait-on, du fait que l’orthodoxie officielle était désormais si largement acceptée que toute dissidence pouvait être jugée trop insignifiante pour être digne d’attention. »
Combien de millions d’êtres humains sont morts au fil des siècles lorsqu’un dictateur de seconde zone, un général conquérant, un gourou de secte ou un chef mafieux local a affiché ce genre d’avis sur la place publique ?
Mais quelques voix dissidentes, défendant la liberté d’expression, ont réussi à se faire entendre les années suivantes. En 2018, Fran Unsworth, directrice de l’information de la BBC, a donc réprimé sévèrement toute dissidence résiduelle. Le personnel a reçu l’ordre de ne pas présenter les sciences du climat comme nécessitant un équilibre entre les points de vue opposés. Quiconque contestait le « consensus » autour des sciences du climat était de facto banni de la BBC.
Le résultat de cette interdiction est consternant. Comme nous l’avons constaté, la décision « invraisemblable » du GIEC a invalidé une grande partie de ses rapports sur la science du climat publiés au cours des 15 dernières années. En refusant d’enquêter, de débattre et de suivre la démarche scientifique, la BBC s’est retrouvée réduite au rôle d’un idiot utile de plus pour promouvoir la chimère de neutralité carbone.
Pendant des années, Bob Ward a embêté les journalistes climatosceptiques et sceptiques quant à la neutralité carbone en déposant des plaintes mesquines auprès de divers organismes de régulation des médias britanniques. Il est peu probable que ses jérémiades sur « The Beak » (YouTube) aient éclairé qui que ce soit, mais pour les journalistes concernés et leurs employeurs, la véritable punition consistait à devoir supporter ses lamentations. Ward travaille au sein du Grantham Institute, un institut militant pour la neutralité carbone basé à la London School of Economics. Le département universitaire et le salaire de Ward dépendent tous deux de la générosité du milliardaire et investisseur vert Jeremy Grantham. De nos jours, les possibilités de manipulation réglementaire se sont réduites, la liberté d’expression et les commentaires critiques s’étant déplacés vers l’environnement moins réglementé des médias sociaux.
Le principal argument de Ward a été la prétention de suivre la science. Présent régulièrement dans les médias grand public, il s’en prend aux « négateurs » qui, selon lui, refusent d’examiner les données. Sans vouloir être trop sévère, mais il semble que ses propres écrits et interventions abordent rarement la question de sa propre compréhension de ce sujet complexe. On pourrait même se demander si on peut le considérer comme un climatologue.
À l’approche des élections générales britanniques de juillet 2024, une lettre ouverte adressée à tous les responsables politiques appelait à un programme ambitieux et accéléré de politiques climatiques. Signée par 408 militants écologistes, elle a été qualifiée par la BBC de « la plus éminente » initiative de scientifiques du pays. Ward, à l’origine de la pétition, a publié sur X : « Soyez ambitieux sur le climat, exhortent les scientifiques aux parties. »
Des scientifiques, dites-vous ? Le premier « scientifique » de la liste alphabétique était professeur agrégé de comptabilité, le deuxième un géographe spécialisé dans la « réduction des risques de catastrophe », et le troisième était un archéologue.
Traduction : Eric Vieira
Ces extraits ont été publiés pour la première fois sur The Daily Sceptic les 12 et 13 octobre 2026.

Chris Morrison
Chris Morrison est un ancien journaliste financier et éditeur. Il est rédacteur en chef de la rubrique Environnement du Daily Sceptic. Suivez Chris sur X.
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