Anika Sweetland : De l’anxiété climatique au scepticisme climatique
L’Australienne Anika Sweetland a longtemps été persuadée qu’une catastrophe climatique était imminente. Dans un entretien avec Tom Nelson, elle explique comment elle a changé d’avis. Son nouveau livre, « A LOAD OF BOLLOCKS? The Trillion Dollar Climate Scare » (Un tas de conneries ? La peur du climat à mille milliards de dollars), est paru le 1er novembre, peu après l’enregistrement de l’interview.
Sweetland a étudié les sciences du climat, suivait avec obsession les gros titres apocalyptiques et voulait aider les gouvernements à sauver la planète. Mais après des années de peur et de recherches approfondies, elle a commencé à remettre en question les prédictions qu’elle avait autrefois acceptées comme des vérités incontestables.
Vous pouvez voir l’intégralité de l’interview de Tom Nelson ci-dessous :
L’histoire de Sweetland commence à l’âge de dix ans, lorsqu’un devoir scolaire l’amène à se pencher sur le réchauffement climatique. La lecture de prédictions annonçant la destruction écologique de la Grande Barrière de corail l’a plongé dans une profonde inquiétude. Au lieu de consacrer les six semaines prévues à ce devoir, elle a rédigé un rapport de 30 pages en une nuit. Cette expérience marque le début d’une fascination durable pour les catastrophes climatiques.
Anxiété
Adolescente, elle collectionnait les articles de journaux et s’inscrivit finalement à une licence en sciences du climat à l’Université d’Australie-Occidentale. Son ambition était de devenir conseillère auprès du ministre du Climat et de contribuer à éviter la catastrophe imminente. Cependant, cette angoisse constante eut des conséquences néfastes sur sa santé. Pendant ses études, elle souffrit de violentes douleurs abdominales, passa des mois à lutter contre des problèmes de santé et finit par être hospitalisée, craignant pour sa vie.
Sweetland affirme que le poids psychologique de la conviction que le monde se dirigeait vers une catastrophe a contribué à sa souffrance. Elle souligne également les conséquences plus larges de l’anxiété climatique chez les jeunes, notamment la peur d’avoir des enfants et l’incertitude quant à la possibilité d’un avenir sûr. Selon elle, il est irresponsable d’enseigner aux enfants que leur monde est condamné, surtout lorsque des prédictions alarmistes sont présentées sans analyse approfondie.
COVID 19
Son changement de perspective s’est passé progressivement. Son installation en Angleterre l’a confrontée aux conséquences économiques et sociales des politiques de neutralité carbone, notamment le coût élevé des factures d’énergie. Pendant les confinements liés à la COVID-19, elle a approfondi ses recherches sur les affirmations climatiques. Elle explique avoir consacré des années à l’étude du sujet, mais avoir rarement remis en question les fondements de son enseignement.
Un tournant décisif a été la découverte de la ressemblance frappante entre les avertissements contemporains concernant le réchauffement climatique et les prédictions antérieures d’un refroidissement climatique catastrophique. Sweetland soutient que les deux types de gros titres évoquaient pénuries alimentaires, famines, déplacements de population et phénomènes météorologiques extrêmes. Cela l’a incitée à examiner les preuves étayant chaque affirmation plutôt que de se contenter des assurances des experts.
Elle a commencé à étudier les rendements agricoles, les populations d’ours polaires, la montée du niveau de la mer et les prévisions de catastrophes environnementales. Sweetland affirme que les données qu’elle a recueillies contredisaient souvent les récits alarmistes qu’elle avait acceptés. Elle cite l’augmentation de la production alimentaire mondiale et remet en question les prédictions, longtemps admises, selon lesquelles des nations insulaires entières disparaîtraient sous les flots. Son argument n’est pas qu’il faille rejeter systématiquement la science du climat, mais qu’il faut vérifier si certaines prédictions se sont réalisées.
Médias
Sweetland critique tout particulièrement la manière dont les médias traitent les prévisions erronées. Si les journaux effraient leurs lecteurs avec des prédictions qui se révèlent fausses par la suite, soutient-elle, ils ont la responsabilité de reconnaître leurs erreurs. Elle estime que la même exigence devrait s’appliquer à l’éducation climatique dans les écoles.
La discussion aborde également la politique énergétique. Sweetland remet en question la rentabilité de l’énergie éolienne et solaire, soulignant le coût des matériaux nécessaires à la fabrication des turbines ainsi que celui de leur maintenance et de leur remplacement. Elle soutient que la difficulté à fournir une électricité fiable révèle des tensions inhérentes aux ambitions de neutralité carbone. Elle compare également la longueur des procédures d’autorisation des centrales électriques conventionnelles aux efforts déployés par le gouvernement britannique pour accélérer les projets nucléaires destinés à alimenter les centres de données.
Pour Sweetland, ces problèmes soulèvent des questions plus vastes concernant la responsabilité politique et la concentration du pouvoir. Elle estime que les discours alarmistes sur l’environnement peuvent inciter le public à accepter plus facilement des solutions centralisées, même lorsque ces politiques engendrent des coûts économiques considérables.
L’entretien se termine sur l’espoir que ceux qui adhèrent actuellement aux discours alarmistes sur la catastrophe climatique puissent un jour les reconsidérer. Sweetland conseille d’aborder ces conversations avec patience : remettre en question une seule affirmation, comme les prévisions de baisse des rendements agricoles, peut suffire à inciter quelqu’un à approfondir la question.
Traduction : Eric Vieira
Le nouveau livre de Sweetland, intitulé « A LOAD OF BOLLOCKS? The Trillion Dollar Climate Scare » , publié par Free Speech Press, est sorti le 1er novembre 2026.
L’article que vous venez de lire a été rendu possible grâce à nos donateurs.
Clintel publie quotidiennement des articles sur le climat, l’énergie et les sciences. Nous traduisons et diffusons également des analyses internationales en plusieurs langues, produisons des vidéos, publions des rapports et organisons des conférences et des événements dans le monde entier.
Nous ne recevons aucun financement public et dépendons entièrement du soutien de nos donateurs. Votre soutien nous permet de promouvoir la recherche indépendante et de contribuer à un débat plus ouvert et équilibré sur les questions climatiques et énergétiques.
Souhaitez-vous soutenir notre travail ? Choisissez l’option qui vous convient le mieux :
- Devenez Ami de Clintel – soutenez-nous par une contribution annuelle
- Faites un don régulier – apportez-nous un soutien continu et aidez-nous à planifier l’avenir
- Faites un don ponctuel – chaque contribution compte
Merci pour votre soutien.
more news
COP31: the show must go on
COP31 in Turkey is upon us (9-20 November). David Wojick explains what to look out for. “The beginning of the end of COPs might even be on the table.”
Fish boomed when CO2 was five times higher and Earth was 5–8°C warmer
A new study shows that ocean life thrived with extremely high CO2 and very warm water, says Jo Nova. This runs totally counter to the catastrophe the IPCC is marketing.
The Great Famine of the 21st Century
A cautionary tale of our future climate by David Siegel.
The post Anika Sweetland : De l’anxiété climatique au scepticisme climatique appeared first on Clintel.
Please consider helping!
Awake Freedom TV On Roku is Broken! 🙂

I could no longer maintain the costs on my own, so I moved the off of a dedicated server which was needed for the TV platform to work. On top of that, I want to build an app Awake Freedom TV app, for mobile phones. We need your help to first resurrect our TV channel, and then build the mobile app. In order to do that, I need a minimum of 800/month on subscription payments. Please help anyway you can with the form below.










Leave A Comment