Une analyse de « Climat : Les positions figées du GIEC » – 2e partie
Clintel a analysé le sixième rapport d’évaluation du GIEC (AR6) et a publié un rapport important à ce sujet, intitulé : « Les visions figées du GIEC sur le climat ». Ce rapport formule de nombreuses critiques sérieuses à l’égard des travaux menés par le GIEC. Vous trouverez ici la deuxième et dernière partie d’une analyse de ce travail important réalisée par Clintel, récemment publiée par le site web français Climat et Vérité.
Clintel : Les visions figées du GIEC sur le climat – Une analyse du 6e rapport d’évaluation
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Date: 5 mars 2026
Introduction:
Voici la deuxième partie de l’analyse de Climat et Vérité sur « Les positions figées du GIEC concernant le climat » ». Le premier article traitait principalement des six premiers sous-thèmes de l’ouvrage. Ce deuxième article aborde les points 7 à 12, ainsi qu’une conclusion générale.
Point 7 : La sensibilité du climat au CO₂ est « nébuleuse »
L’une des conclusions les plus importantes du sixième rapport d’évaluation (AR6) a été de réduire l’incertitude liée à l’estimation de la sensibilité du climat au doublement de la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Depuis le rapport Charney de 1979, l’intervalle de probabilité (66 % de chances pour cette sensibilité) se situait entre 1,5 °C et 4,5 °C, un écart réduit par l’AR6 de 2,5 °C à 4,5 °C. C’est dans ce contexte que notre rapport aborde l’estimation de la sensibilité du climat au CO₂. Nous expliquons que l’AR6 s’appuie largement sur la publication de Sherwood et al. (2020), une étude majeure.
Dans les rapports précédents, les estimations de la sensibilité climatique reposaient en grande partie sur des résultats de modélisation. La bonne nouvelle, c’est que ce n’est plus le cas avec l’étude de Sherwood. Celle-ci a réduit l’intervalle de probabilité à une valeur comprise entre 2,5 °C et 4 °C.
La mauvaise nouvelle, c’est que le chercheur Nick Lewis a découvert des erreurs dans les statistiques et des lacunes dans les données originales, et il les a corrigées :
L’analyse de Lewis a permis d’établir une fourchette de probabilité de sensibilité climatique comprise entre +1,75 °C et +2,7 °C. Celle-ci est nettement inférieure à l’intervalle de probabilité du sixième rapport d’évaluation du GIEC (AR6).
Cette réduction est significative. Elle illustre la forte dépendance des estimations de la sensibilité climatique aux données initiales. L’estimation plus basse de Lewis concernant la sensibilité climatique a des implications majeures pour les modèles climatiques et les projections de réchauffement pour le XXIe siècle.
L’analyse de Lewis montre que la majorité des modèles climatiques du 6e rapport d’évaluation utilisent des valeurs supérieures à celles de l’intervalle de probabilité.
Notre rapport présente de nouveaux éléments prouvant que la sensibilité climatique du GIEC est surestimée. Il avance l’hypothèse que cela est dû à des hypothèses erronées concernant la couverture nuageuse. Le GIEC reconnaît qu’une multitude d’études suggèrent une sensibilité climatique trop élevée, mais il ignore cette pluralité d’études sans fournir d’explication. En d’autres termes, son explication est la suivante : le GIEC a raison contre tous les autres qui ont tort.
Point 8 : Les modèles climatiques AR6 sont peu fiables, mais le GIEC leur accorde un niveau de confiance élevé
Notre analyse montre que les températures de l’air troposphérique global et tropical, telles que calculées par les modèles climatiques du GIEC, sont trop élevées par rapport aux observations.
Cette erreur affecte les résultats de tous les modèles de manière statistiquement significative, invalidant ainsi les modèles climatiques. Étant donné que les projections issues de ces modèles servent à calculer l’impact futur du changement climatique, les projections futures sont également invalidées.
McKitrick a constaté que si l’on élimine l’impact des émissions anthropiques de gaz à effet de serre des modèles climatiques, les résultats sont beaucoup plus cohérents avec les observations dans la troposphère tropicale. Il a également constaté que les résultats des modèles AR6 sont supérieurs à ceux des modèles AR5 précédents, qui surestiment systématiquement la température moyenne mondiale de la basse troposphère.
Le rapport AR6 ne mentionne qu’un réchauffement excessif. Actuellement, les modèles CMIP6 indiquent un réchauffement trop important sur l’ensemble de la troposphère basse et moyenne. Il s’agit d’un double biais, et non d’une incertitude. Tant que la communauté des modélisateurs n’aura pas trouvé le moyen de le corriger, les milieux économiques et politiques seront justifiés de considérer que les projections de réchauffement futur sont exagérées, parfois considérablement, selon le modèle.
Point 9 : Scénarios de changements climatiques extrêmes
Marcel Crok examine de près les scénarios d’émissions anthropiques de CO₂ utilisés par le GIEC pour prédire les températures et le climat futurs.
Il note l’aveu du GIEC selon lequel les scénarios d’émissions les plus élevés, SSP5-8.5 et SSP3-7.0 sont improbables, mais que c’est noyé dans l’abîme du rapport et a donc peu de chances d’être lu par les décideurs politiques.
De plus, on constate que des chapitres importants et significatifs mettent encore en lumière ces scénarios très improbables, ce qui risque d’invalider ces sections du rapport.
Cela a de graves conséquences d’un point de vue politique.
Crok démontre clairement que les scénarios d’émissions extrêmes du GIEC sont improbables et qu’ils devraient être considérés comme des extrêmes théoriques et irréalistes. En les publiant, le rapport AR6 perd sa crédibilité.
Point 10 : Cacher les bonnes nouvelles concernant les extrêmes ?
La dernière partie du rapport porte sur les conséquences du changement climatique pour l’humanité. Marcel Crok analyse la dissimulation des bonnes nouvelles. Il souligne que le rapport AR6 affirme que le climat devient plus extrême avec le temps, mais que les données suggèrent que ce n’est pas le cas pour de nombreux phénomènes climatiques, et plus particulièrement pour la météorologie.
Par exemple, le GIEC reconnaît, au cœur de son rapport, qu’aucune tendance à la hausse n’est observée concernant les cyclones tropicaux et les inondations. Ces types d’événements extrêmes sont responsables d’environ 90 % des dégâts causés par les catastrophes naturelles dans le monde. Il faut donc considérer cette nouvelle comme encourageante, puisqu’aucune tendance à la hausse n’est constatée.
La plus longue série chronologique concernant les ouragans atteignant les côtes provient des États-Unis. Elle ne figure dans aucun document du GIEC. Les cyclones à travers le monde et les ouragans aux États-Unis ne sont pas en augmentation, mais en diminution en fréquence et en violence ces dernières décennies. Concernant la sécheresse, Crok constate que les auteurs sont peu convaincus que les activités humaines aient pu contribuer à ces sécheresses à l’échelle régionale.
Crok conclut que les vagues de chaleur se sont intensifiées depuis 1950, mais que les années les plus chaudes aux États-Unis remontent aux années 30. Le choix de la période considérée pourrait donc influencer les résultats. Crok souligne d’importantes contradictions entre différentes parties du rapport AR6, notamment entre les rapports des groupes de travail 1 et 2.
Le groupe de travail 1 (GT1) indique dans son ensemble que le GIEC a peu confiance dans la contribution humaine aux inondations, tandis que le Résumé à l’intention des décideurs affirme le contraire. Crok conclut que toutes les bonnes nouvelles sont noyées dans les profondeurs du rapport et que seuls les points négatifs sont mis en avant dans le Résumé à l’intention des décideurs. Au sein du GT2, la situation est bien pire, le GIEC contredisant nombre de ses affirmations du rapport du GT1.
Point 11 : Pertes dues aux catastrophes
Marcel Crok poursuit son analyse des catastrophes météorologiques et de leur éventuelle attribution (s’il y en a) aux activités ou émissions humaines.
La comparaison, dollar par dollar, du coût nominal de la destruction entre aujourd’hui et dans le passé n’a aucun sens compte tenu de l’augmentation de la population.
Crok passe en revue la littérature évaluée par les pairs sur la normalisation des coûts des catastrophes, en commençant par l’article fondateur de Roger Pielke Junior de 1998.
Le rapport AR5 a repris les conclusions de Pielke en les reformulant :
« L’exposition croissante des personnes et des actifs économiques a été la principale cause de l’augmentation à long terme des pertes économiques ».
Crok conclut en ce qui concerne la littérature sur les pertes liées aux catastrophes :
« Le dernier rapport du WG2 n’est ni exhaustif, ni ouvert, ni transparent. Il ignore la majorité des publications sur le sujet. Il manque également d’objectivité. C’est une très mauvaise performance de la part du GIEC. »
Il est clair que Pielke est marginalisé par le GIEC. Ce dernier s’efforce d’ignorer les travaux de Pielke, même lorsqu’ils sont pertinents. Le GIEC a également ignoré une autre publication de Pielke présentant un graphique important des coûts mondiaux normalisés.
Point 12 : Décès liés au climat
Marcel Crok analyse la déclaration du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, selon laquelle « nous sommes sur l’autoroute de l’enfer climatique, avec le pied sur l’accélérateur », une déclaration faite aux délégués de la COP 27 en Égypte.
Cette affirmation contient-elle la moindre once de vérité ? Il semblerait que non.
Lomborg a démontré que les décès liés au climat, plus précisément les décès liés aux conditions météorologiques, ont diminué au cours des 100 dernières années, passant de près d’un demi-million par an en 1920 à quelques milliers par an aujourd’hui.
Cependant, cette bonne nouvelle n’apparaît pas dans le rapport AR6, où cette publication de Lomborg n’est pas mentionnée. La qualité des autres rapports du GIEC n’a cessé de se dégrader et les biais se sont multipliés au fil du temps. Le premier rapport (FAR), publié en 1990, offrait une évaluation relativement juste de l’état des connaissances scientifiques sur le climat à l’époque, mais les rapports suivants se sont révélés de plus en plus biaisés d’année en année.
Aucune évaluation honnête de l’AR6 ne conclura à son exactitude et à son impartialité. Elle aboutira plutôt à la conclusion inverse.
Les problèmes semblent considérablement plus graves dans le rapport du groupe de travail WG2 que dans celui du groupe de travail WG1.
Conclusion générale et résumé de Clintel
Nous avons démontré que nombre d’affirmations importantes du GIEC sont contestables :
« Que le réchauffement actuel soit sans précédent, qu’il soit entièrement d’origine humaine, ou qu’il soit dangereux »
Sur la base des mêmes données disponibles, l’équipe Clintel propose un résumé dont le contenu est le suivant :
« Le réchauffement survenu durant l’Holocène a probablement atteint son apogée lors du maximum thermique de l’Holocène, lorsque les températures mondiales à l’échelle centenaire étaient probablement similaires, avec des incertitudes, à celles observées au cours de la dernière décennie.
Nous ne disposons pas de températures moyennes décennales pour l’Optimum climatique de l’Holocène, et les températures issues des indicateurs indirects atténuent les extrêmes lorsqu’elles sont moyennées.
Après cela un long refroidissement a commencé, suivant les cycles de Milankovitch.
Ce refroidissement a atteint son apogée durant le Petit Âge glaciaire, probablement la période la plus froide de l’Holocène. Les gaz à effet de serre ont vraisemblablement contribué au léger réchauffement observé depuis 1850.
Il est impossible de déterminer avec une précision raisonnable quel pourcentage du réchauffement est dû aux gaz à effet de serre.
La montée du niveau de la mer a débuté au XIXe siècle et aucune accélération notable n’a été observée après 1950, lorsque le climat est censé être dominé par les gaz à effet de serre. Par ailleurs, la plupart des phénomènes météorologiques extrêmes ne sont ni plus fréquents ni plus graves. C’est notamment le cas des cyclones et des inondations tropicales, qui sont les phénomènes causant le plus de dégâts.
Les pertes causées par les catastrophes, normalisées par rapport à la croissance économique, sont en légère baisse depuis les années 90. Les décès liés au climat ont diminué de plus de 95 % depuis les années 20.
Cela reflète une prospérité croissante et la disponibilité de technologies qui préparent mieux l’humanité aux catastrophes. En bref, une humanité prospère est largement préparée au changement climatique et peut facilement y faire face. »
Une série de cinq articles intitulée « Les positions figées du GIEC sur le climat » a été publiée en français du 17 janvier au 21 février sur le site Climat et Vérité. Voici le deuxième et dernier volet d’un résumé de cette série.
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