La Grande Barrière de corail échappe une nouvelle fois à la liste du patrimoine mondial « en péril » de l’UNESCO
L’UNESCO a de nouveau décidé de ne pas inscrire la Grande Barrière de corail sur sa Liste de patrimoine mondial « en péril ». Pourtant, la plupart des médias internationaux continuent de se concentrer sur les alertes climatiques plutôt que sur la situation plus globale du rétablissement des coraux. Dans cette article d’opinion, la commentatrice australienne Jo Nova soutient que les discours politiques occultent de plus en plus les données de suivi sous-jacentes. S’appuyant sur l’analyse des données de l’Institut australien des sciences marines (AIMS) réalisée par Peter Ridd, elle affirme que la Grande Barrière de corail est en bien meilleur état que ce qui est généralement présenté.
Une tortue verte marine sur un récif corallien de la Grande Barrière de corail. (Photo : Kristin Hoel / Unsplash)
Jo Nova
Date: 9 juillet 2026
Quelle chance ! L’ONU daigne (une fois de plus) ne pas classer la Grande Barrière de corail comme étant « en danger ».
Qui a besoin d’une inscription au patrimoine mondial, de toute façon ?
Le système récifal le mieux géré et le plus vaste au monde a échappé de justesse une nouvelle fois d’être inscrite sur la liste de patrimoine « en danger ». Malgré des niveaux de couverture corallienne proches des records ces quatre dernières années, l’UNESCO a signalé sa désapprobation et a accordé à l’Australie un statut conditionnel, nous enjoignant de présenter un rapport sur l’eau dans 18 mois et un rapport de conservation en décembre 2028. Dansez maintenant !
Non seulement cela, mais ce comité étranger non audité et non élu enjoint le gouvernement australien de mettre un terme à la destruction des forêts et du bush du Queensland, car cela contribue au réchauffement climatique. Alors, fini les parcs éoliens industriels en pleine nature ? Hélas ! L’ONU se moque de cette destruction, mais elle déclare – telle une véritable nounou – qu’elle continuera « d’observer à la loupe ». Ce qui ne veut absolument rien dire. D’autres récifs coralliens dans le monde sont victimes de pêche à l’explosif artisanale, mais leurs gouvernements n’ont pas commis l’erreur de demander leur inscription au patrimoine mondial, et peuvent donc y aller à leur guise. La loupe ne voit pas les poissons qui explosent.
Le gouvernement travailliste pigeon aurait dû dire à l’ONU de se ressaisir ; au lieu de cela, il lui a dit « Merci » .
Le Blob gagne toujours
L’ONU nous brandit presque chaque année la redoutable étiquette de « pêcheur des récifs ». Ils font tout un cinéma, et nous aussi, et on nous accorde ensuite une grâce « sous conditions », ce qui consistent généralement à dépenser des millions de dollars en faveur de bureaucrates ou pour les « amis du Blob ».
ABC News
La Grande Barrière de corail a échappé à l’inscription sur la liste des sites « en péril » lors d’une décision préliminaire du Comité du patrimoine mondial.
Dans le document publié durant la nuit, le Comité de l’UNESCO a noté « l’engagement continu et les efforts de collaboration renforcés » de l’Australie en faveur de la protection à long terme du récif.
Toutefois, l’organisme des Nations Unies a également exprimé sa « plus vive préoccupation » concernant le déclin de la couverture corallienne du site après les épisodes de blanchissement massif de 2024 et 2025.
Leurs préoccupations sont toujours « primordiales » — voir la décision 47, la décision 45, la décision 46, toutes prises alors que la Grande Barrière de corail était au plus haut niveau de couverture corallienne observé depuis 1986.
L’ONU ressemble à s’y méprendre à un proto-gouvernement mondial, nous dictant la marche à suivre concernant nos forêts, nos terres agricoles et nos coraux. Lancer des campagnes de communication outrancières et obtenir tout ce qu’elle souhaite ne lui coûte presque rien. Et c’est nous qui finançons l’ONU pour cela.
Courbettes, courbettes, courbettes…
Le gouvernement australien fait pression depuis des années pour que le récif – qui contribue à hauteur de plus de 9 milliards de dollars australiens (6,25 milliards de dollars américains) à l’économie chaque année – ne soit pas inscrit sur la liste, car cela pourrait nuire au tourisme sur le site, qui accueille plus de 2 millions de visiteurs chaque année.
La ministre adjointe du Tourisme, Nita Green, a déclaré que la décision prise dans la nuit par le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO « reconnaît les efforts continus de l’Australie pour protéger et gérer ce site emblématique ».
« L’Australie salue la décision de l’UNESCO de ne pas inscrire le récif sur la liste des patrimoines menacées et reconnaît tout le travail accompli pour sa protection », a déclaré Green lors d’une allocution télévisée depuis la capitale, Canberra.
L’Australie n’a pas besoin de l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO pour prouver que la Grande Barrière de corail est un atout touristique exceptionnel. Il nous faut juste des photos.
Comme je l’ai dit il y a deux ans : le Parti travailliste a trahi la nation. La seule réaction appropriée était de demander à l’UNESCO pourquoi elle gaspillait l’argent du contribuable et de lancer une audition de nos contributions à l’ONU. Notre argent est-il bien dépensé, ou l’ONU utilise-t-elle nos fonds, et sa propre liste de patrimoine corrompue, pour imposer des politiques que les électeurs australiens n’ont pas approuvées ?
Il ne s’agit pas de science
RÉFÉRENCE
Peter Ridd, Rebels des récifs : Graphique de la couverture corallienne à partir des données AIMS.
Cet article d’opinion de Jo Nova a été initialement publié sur son site web le 8 juillet 2026.

Jo Nova
Jo Nova est présentatrice scientifique, auteure, conférencière et ancienne animatrice de télévision ; auteure du « The Skeptic’s Handbook » (Le manuel du sceptique).
Traduction : Eric Vieira
Cet article que vous venez de lire a été rendu possible, grâce à nos donateurs.
Clintel publie quotidiennement des articles sur le climat, l’énergie et les sciences. Nous traduisons et diffusons également des analyses internationales en plusieurs langues, produisons des vidéos, publions des rapports et organisons des conférences et des événements dans le monde entier.
Nous ne recevons aucun financement public et dépendons entièrement du soutien de nos donateurs. Votre soutien nous permet de promouvoir la recherche indépendante et de contribuer à un débat plus ouvert et équilibré sur les questions climatiques et énergétiques.
Souhaitez-vous soutenir notre travail ? Choisissez l’option qui vous convient le mieux :
- Devenez Ami de Clintel – soutenez-nous par une contribution annuelle
- Faites un don régulier – apportez-nous un soutien continu et aidez-nous à planifier l’avenir
- Faites un don ponctuel – chaque contribution compte
Merci pour votre soutien.
more news
Europe’s Crisis Is Energy Poverty, not a Heat Wave
As Europe experiences another summer heat wave, climate change is once again blamed for extreme temperatures. In this article, Vijay Jayaraj argues that the real crisis is not the heat itself, but energy poverty caused by misguided climate policies. He explains how a natural Omega Block weather pattern drove the recent heat wave and why affordable, reliable energy remains the most effective protection against extreme weather.
Death of Climate Alarmism Has Been Greatly Exaggerated
The Climate Establishment is now pivoting from overt apocalypticism to what might be called ‘non-alarmist alarmism’, says Tilak Doshi. This is a posture that formally disowns the discredited scenario RCP8.5 while preserving every policy conclusion that scenario was used to support.
Advancing Freedom With Data: Debunking Catastrophic Greenhouse Warming
CO2’s greenhouse effect is the result of its interaction with the infrared of the electromagnetic spectrum, which is now largely saturated at today’s CO2 concentration of about 420 parts per million (ppm), say William Happer and Richard Lindzen. With so little unaffected infrared radiation left to interact with CO2 molecules, adding more of the gas is having a trivial effect and will produce even less warming in the future.
The post La Grande Barrière de corail échappe une nouvelle fois à la liste du patrimoine mondial « en péril » de l’UNESCO appeared first on Clintel.
Please consider helping!
Awake Freedom TV On Roku is Broken! 🙂

I could no longer maintain the costs on my own, so I moved the off of a dedicated server which was needed for the TV platform to work. On top of that, I want to build an app Awake Freedom TV app, for mobile phones. We need your help to first resurrect our TV channel, and then build the mobile app. In order to do that, I need a minimum of 800/month on subscription payments. Please help anyway you can with the form below.












Leave A Comment